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jeudi 22 novembre 2007

Dimanche 09/09/2007

Grasse matinée, Il fait un temps magnifique, c’est vraiment un chouette endroit.
Nous allons nous balader, cherchons en vain un temple et finissons à la cascade. Nous achetons au retour des herbes chez une charmante dame : thé revigorant, ginseng pour Patrice et du thym pour son estomac. Déjeuner rapide (nous avions des crêpes au petit déjeuner) et nous voilà reparti à Irkoutsk. Dans notre mini bus, la moitié des passagers était déjà là à l’aller. Nous voyons un accidenté, apparemment en très mauvais était… La route est magnifique, steppes, isbas, montagnes et le soleil nous éclaire ce qui nous n’avons pas vu à l’aller. Nous crevons et là c’est l’occasion de discuter, un des jeunes déjà présents à l’aller demande si nous sommes mère et fils, je dis nous sommes amis, ça rigole car il traduit petit ami…

Lac Baïkal

Arrivée à Irkoutsk, notre guide nous attend, nous filons vers la maison, posons notre sac et repartons nous balader en ville. C’est la passagiata sur les bords de l’Angara, certaines femmes sont habillées comme pour aller en boîte, les jeunes ont des bières, les filles des boutons d’acnés sous leur fond de teint. Il règne une atmosphère nonchalante tout à fait agréable, certains petits groupes de jeune fille s’apprêtent à sortir pour la soirée, juchées sur des talons aiguilles impressionnants.
Patrice se fait draguer, c’est drôle !
Nous voyons un petit groupe de jeunes jouant aux échecs, un groupe de vieilles dames chantent accompagnées d’une guitare.

Retour à la maison et dîner avec Arnaud. En fait il accompagne un tournage de film avec le metteur en scène Nicolas Vanier qui prépare un docu tourné en Bouriatie ; il nous raconte, entre autres, qu'il a une jeune amie russe de 28 ans, nous explique le rite de la beuverie ; parle de Poutine et de l’allégeance des russes à ce dernier, du système d’enregistrement des habitations : qui est enregistré à Irkoutsk ne peut travailler qu’à irkoutsk ? Du fils de Nina qui ne fait rien et boit toute la journée.. De la soumission des Russes en général et en particulier. Nous laissons nos passeports qui doivent être visés à la police…

mercredi 21 novembre 2007

Lundi 10/09/2007

Gare routière de nouveau, nous partons pour l'île d'Olkhon, une route à travers la steppe, toute droite, je suis à côté du chauffeur qui m’engueule car je mets mes pieds sur le tableau de bord et que j’ouvre trop grand la fenêtre…

Au bout de 2 heures, nous tournons à gauche en direction du baikal. Traversons de magnifiques forêts, déjà colorées, nous sommes en région bouriate et avons passé un poste de contrôle. Par moment, la route n’est plus qu’une piste, nous nous arrêtons pour prendre des dames bouriates qui se signent à chaque lieu sacré. Arrivés au bac, nous retrouvons des français et autres touristes. Dans notre bus, Patrice a sympathisé avec une jeune allemande qui randonne et campe avec deux copains.


Nous passons le bac et arrivons à Koujir, après ½ heure de piste. On a l’impression d’être au far West car rien n’est goudronné. Nous trouvons facilement la maison de Nikita, accompagnés d’un couple de Singapour. Ca ressemble à un club mickey ou club Med, avec une cantine russe, des excursions, des animations. Nous avons du mal à faire comprendre à la réceptionniste que nous n‘avons rien à payer… toujours cette absence de sourire… notre chambre est cossue avec un chiotte privé, en sable… bien sûr, il n’y a pas d’eau courante, mais nous sommes habitués !


Nous partons nous balader, l’île est belle et la lumière aussi, je me baigne dans le baikal, l’eau est fraîche mais bonne et surtout d’une clarté limpide. Patrice se promène sur les rochers. Nous dînons et échappons au pianiste, animation prévue pour la soirée …

Demain, nous irons au cap Khoboy.

mardi 20 novembre 2007

Mardi 11/09/2007

RDV à 10 h pour le départ, l’organisation Nikita est au poil, les camions rangés en étoile. Ce sont d’anciens camions militaires, nous voilà partis pour le Nord de l’île avec des haltes, toutes commentées par notre chauffeur russe. Il y a un couple d’allemands : Christine et Tobbias, un Indien, un Russe triste et un jeune couple de Russes qui nous fait la traduction en anglais. Nous croisons plusieurs lieux de chamanisme, une usine de conserve de poisson qui a fermé pour cause d’ensablement.


Nous passons dans des trous énormes sur la piste ; au cap Khoboy, assez vertigineux, nous nous trouvons face au grand baikal, immense comme une mer. Il n’y a personne sur l’eau, pas un bateau, et pas de monde dans cette île qui fait 70 km de long. A déjeuner, les chauffeurs russes nous ont préparé sur un feu de bois, de la soupe de poisson.

Au retour, nous passons à côté d’une station météo et on nous propose de faire du cheval. Retour au camp à 18 h et nous partons dîner avec l’Indien et le jeune couple d’allemands. Elle est médecin, lui chercheur en chimie. L’Indien est douanier et raconte ses relations peu aimables avec les Russes : Ça le change de l'apparente affabilité de ses compatriotes !

Le jeune homme russe de l’excursion nous avait beaucoup posé de questions sur l’immigration, essentiellement en Europe, et avait du mal à comprendre que nous soyons une vraie passoire. Nous n’avons pas eu le temps de lui expliquer le pourquoi de l’immigration…

La soirée est animée avec l’Indien qui parle beaucoup, c’est son premier séjour en Europe et il vient d’Helsinki. Le temps n’a pas été aussi beau qu’hier mais bon…

lundi 19 novembre 2007

Mercredi 12/09/2007

Nous avons choisi la veille une randonnée à pied, encore une discussion avec la réceptionniste brune qui téléphone à Alexis pour être sûre que nous ne devons pas payer et nous voilà partis avec les charmants allemands. Après 1 heure de tape cul, nous voilà partis à pied, ça fait du bien ! Nous arrivons à bord du grand Baïkal de l’autre côté de l’île. On dirait la méditerranée, magnifique. Sibérie : couleurs d’enfer, paysages somptueux !

Nous retrouvons notre chauffeur pour le déjeuner de trappeur, soupe de poisson, tomates et concombres + petits gâteaux et thé délicieux.

La veille, j’ai ramassé des feuilles de toutes les couleurs pour faire un herbier. Les falaises du cap étaient assez vertigineuses. L’à on l’impression d’être presque intime, en petit nombre avec les Allemands. De retour chez Nikita, nous décidons d’aller nous baigner, Patrice emmène le savon.

Il fait froid, un couple de russes nous encourage à nous baigner, ce qui nous faisons avec grand plaisir, on se savonne et lave les cheveux… Je nage quelques brasses, arrive une française, adepte de chamanisme qui nous prend pour des russes mais non ! nous sommes bien des français qui nageons dans le baikal !

Après, comme on a froid, je suggère le bania ? et ok , nous ne le payons pas (200 roubles, quand même !) et attendons comme des cloches dans ce qui nous semble être le bon endroit… Au bout d’1/4 d’heure et comme rien ne chauffe, Patrice pense à ouvrir la porte de communication et c’est de l’autre côté qu’il fallait s’installer ! nous voilà dedans ! ouf ! chaleur d’enfer, ça nous pique les yeux tellement c’est chaud !Je suis allée chercher des bières que nous buvons dans cette fournaise, ce qui est fermement contre-indiqué…On y reste ½ heure, on a pris l’habitude depuis Archane…

La jeune Allemande Christina vient nous montrer leur hôtel à Pékin (Sanlitun), nous échangeons adresses, e-mail, peut-être se reverra-t-on ?


Vraiment Olkhon mérite à elle seule une semaine complète.


Finalement, l’organisation Nikita a le mérite de fonctionner, ce qui est plutôt bien compte tenu de la rudesse de l’environnement.. Nikita, lui-même est un monsieur d’une soixantaine d’années, à cheveux blancs, il y a au moins 30 à 50 personnes qui travaillent dans ce village, c’est bien rôdé. Pas d’eau courante mais l’électricité.

dimanche 18 novembre 2007

Jeudi 13/09/2007

Nous quittons Olkhone, tristes, c’est vraiment un endroit où on aurait souhaité rester plus longtemps. Sur le bac, un monsieur à l’air bouriate nous propose sa carte : chambres d'hôtes, pêche et balades... il a une jolie petite fille d’1 an appelée Katioucha. Nous avons hérité d'un chauffeur pêchu, qui s’arrange pour faire monter en premier notre minibus sur le bateau et descend de même. A bord, les journalistes russes qui ont fait le matin même un reportage chez Nikita. Nous faisons halte dans une sorte de Badgad café où nous mangeons des hots dogs, puis arrivons à Irkoutsk. En chemin, notre chauffeur s’est arrêté d'un coup, a traversé la route pour aller discuter avec un copain bouriate ou faire des affaires, on ne sait !


A l’arrivée à la gare routière, stupeur, notre guide boîte, elle s’est fait bouffer par le chien féroce … Arnaud est furieux, dit qu’il faut faire piquer ce clebs, qu’il a fallu payer le vétérinaire…nous apprenons que c'est en fait le chien de la soeur de notre logeuse, qui habite le rez de chaussée de la maison et ne dessoule pas de la journée...

Nos posons nos sacs et partons pour une dernière balade sur l’Angara : glaces et provisions de vodkas + bières ; Nous rentrons à la « maison », sans chien cette fois et trouvons trois français en partance pour un trek extraordinaire au Nord du Baïkal. Arnaud nous montre des photos du repérage fait avec Alexis, c’est à se pâmer, en fait ils vont faire porter les sacs à dos par des rennes… tous sauf un, sont des « addicts » de la Sibérie, hiver comme été. Nous dînons tous ensemble, puis Alexis vient nous chercher, c’est un grand gaillard, extrêmement sympathique. Il est accompagné de son fils Daniel ; Le train nous attend avec cette fois des provodnitsas mongoles. Notre comparse de compartiment est un jeune Suédois à nationalité hollandaise.